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Nouveau design

Le 8 avril 2013, 11:35 dans Humeurs 6

Bonjour tout le monde ! Comment ça va en ce lundi ?

Moi tout va bien puisque Publicoton m'a enfin laissé changer ma bannière :D Elle est superbe non ? Je me baladais sur deviantart quand je suis tombée sur la page du talentueux artiste DjahaL. Ce petit temple, seul sur son île au milieu des flots, sous une cascade... Cette image m'a immédiatement fait voyager, j'avais déjà plein d'histoires en tête... Du coup j'ai pris mon courage à deux mains et je lui ai demandé l'autorisation de l'utiliser en bannière sur mon blog... Et il a dit oui ! Merci Merci Merci ! Je vous invite à aller voir sa page deviantart et son site internet :)

Voici donc, avec l'aimable autorisation de l'auteur, l'image originale de ma bannière pour ce printemps (que j'ai malheureusement dû couper pour l'utiliser) :

(un clic sur l'image pour la voir en grand)

Hors saison, Marion Lecoq

Le 4 avril 2013, 19:57 dans Livres 2

"Il a téléphoné à l’hôtel un matin de septembre, je me souviens, un jeudi."

Lecoq Marion, Hors Saison, Story Lab, Moteur, [pdf], 2012.

Je dois vous faire une confession, c'est le tout premier e-book que je lis ! Ne possédant ni tablette, ni liseuse, ni smartphone, je pensais que je ne pouvais pas avoir accès aux livres numériques. Pourtant je lis sans cesse sur mon ordinateur, mais bizarrement il ne m'avait pas effleuré l'esprit que je pouvais les lire sur cette plateforme...

Pourtant, quand Laura du blog Ca sera comment, dis ? a organisé un concours pour ses 300 abonnés sur Hellocoton, je lui ai demandé si un format était compatible avec mon pc. En fait, la plupart des e-books sont disponibles en format pdf et vous pouvez lire les epub grâce à adobe digital edition. (Il y a surement d'autres moyens, je vous laisse chercher sur la toile). C'est donc sur le blog de Laura que j'ai découvert cette histoire. La critique qu'elle a rédigé m'avait donné envie, donc dès qu'elle m'a confirmé que je pourrai le lire, je me suis inscrite. Et j'ai fait partie des heureux tirés au sort !

Revenons donc à Hors Saison.

(crédit image : Hrvoje Go)

Imaginez un hôtel de charme en bord de mer. La cheminée, le cadre romantique, le bruit des vagues qui entre par la fenêtre ouverte sur la douceur d'un beau mois de septembre... Ca y est vous y êtes ? Et bien les Servein sont là également. Le couple vient d'arriver et prévoit de rester durant une durée indéterminée. Ils sont âgés et Laure, la réceptionniste qui se prend d'une affection discrète pour eux, comprend vite qu'Angèle est gravement malade. Jean est tranquille, souriant, aussi enthousiaste que sa femme est silencieuse. Il est prévenant et la couve sans cesse de ses yeux amoureux. Chaque jour ils se rendent à la plage, Jean poussant Angèle dans le fauteuil roulant qu'elle utilise pour les promenades. Dans l'hôtel, c'est sur son bras qu'elle se repose pour se déplacer.

Le récit est à la première personne, le narrateur alterne entre Jean et Laure. Deux regards, celui de Laure observant le couple de l'extérieur quand Jean ne voit qu'Angèle et leurs souvenirs. L'amour que les époux se portent ne peut qu'inspirer une immense tendresse. On se laisse happer par la douceur du récit, avec pourtant la crainte au ventre. Car on voit avec appréhension l'état d'Angèle décliner en même temps que l'été. J'ai pleuré en lisant Hors Saison. Beaucoup.  Pourtant ce qui me reste à l'esprit, c'est cet amour, cette douceur, cette tendresse. C'est l'amour qu'on rêve d'avoir : l'amour véritable, infini, qui ne regrette rien et est exempt de tout reproche.

Je remercie à nouveau Laura et l'éditeur numérique Storylab pour m'avoir fait découvrir ce magnifique récit. J'espère que vous aurez autant de plaisir que moi à le lire... (Mais prévoyez tout de même une boite de mouchoirs...)

Bonne lecture ! :)

Le monde inverti, Christopher Priest

Le 30 mars 2013, 00:01 dans Livres 0

"J'avais atteint l'âge de mille kilomètres. De l'autre côté de la porte, les membres de la guilde se rassemblaient pour la cérémonie qui ferait de moi un apprenti. Moment d'impatience et d'appréhension ; en quelques minutes allait se concentrer tout ce qui avait été ma vie jusqu'alors."

Priest Christopher, Le monde inverti, traduit de l'anglais par Bruno Martin, Mesnil-sur-l'Estrée, Gallimard, Folio SF, 2011.

(Ilustration de couverture de l'édition espagnole du roman, publiée par RBA Libros)

Helward Mann vient de quitter la crèche. Il n'a pourtant rien d'un enfant, à part peut-être pour ce qui est de sa connaissance du monde. C'est la première fois qu'il quitte l'institution et son horizon s'est jusqu'à présent réduit aux salles de classes, au petit gymnase, au réfectoire et à sa chambre. C'est la règle dans la cité Terre. Une cité dont les habitants ne peuvent qu'apercevoir un petit bout de ciel, mais jamais le soleil. Aujourd'hui, Helward a atteint l'âge de mille kilomètres. Il est donc temps qu'il choisisse son avenir, et il souhaite entrer dans la guildes des Topographes du Futur, comme son père.

Helward, comme tous les apprentis de guilde, va découvrir le monde au fur et à mesure de ses missions, et ainsi comprendre de lui-même les règles qui le régissent. Les membres aguerris ne répondent presque jamais à ses questions, et quand ils le font, c'est souvent à travers des phrases impénétrables qu'il ne comprendra que bien plus tard. Tout est fait pour qu'il réfléchisse à tout ce qu'il voit et forge ses propres théories. Ainsi nous découvrons le monde dans lequel vit Helward en même temps que lui. On se questionne sans cesse, chaque nouvelle règle semblant toujours remettre en question ce que l'on a appris.

Le roman nous incite à nous interroger sur notre perception de ce qui nous entoure et sur la confrontation entre différentes perceptions (je sais, ce n'est pas vraiment clair, mais je ne peux pas développer sans risquer de vous spoiler....). Il est aussi question tout au long du livre de la légitimité des lois qui régissent une société : plus il découvre la réalité du monde, plus Helward est amené à comprendre les règles de la ville Terre, mais tous les habitants n'ont pas ses connaissances et beaucoup voudraient les lois qui leurs semblent inutiles et trop contraignantes. L'auteur aborde également la question de l'éducation, qui aide à comprendre notre univers, mais qui peut également diffuser des mensonges pour aider les dirigeants à gérer la population.

J'ai vraiment adoré ce livre, et je n'ai pas pu le lâcher avant de l'avoir terminé. Parce qu'il est très bien écrit, mais surtout parce que l'on est pris par l'intrigue et par tous les questionnements qui se posent à Helward et à nous. L'édition que j'ai est très jolie, avec son illustration et sa couverture d'un gris brillant, pourtant je regrette sa fragilité : je fais vraiment attention à mes livres, et pourtant les premières pages se décollent déjà... De plus, j'ai appris ensuite qu'il existe un prologue au roman, qui n'est pas publié ici... Je ne comprends vraiment pas pourquoi....

Pour conclure, si vous ne l'avez pas déjà lu, courrez vous le procurer ! (Mais peut-être pas chez Folio SF...)

Bonne lecture :)

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