"Il a téléphoné à l’hôtel un matin de septembre, je me souviens, un jeudi."

Lecoq Marion, Hors Saison, Story Lab, Moteur, [pdf], 2012.

Je dois vous faire une confession, c'est le tout premier e-book que je lis ! Ne possédant ni tablette, ni liseuse, ni smartphone, je pensais que je ne pouvais pas avoir accès aux livres numériques. Pourtant je lis sans cesse sur mon ordinateur, mais bizarrement il ne m'avait pas effleuré l'esprit que je pouvais les lire sur cette plateforme...

Pourtant, quand Laura du blog Ca sera comment, dis ? a organisé un concours pour ses 300 abonnés sur Hellocoton, je lui ai demandé si un format était compatible avec mon pc. En fait, la plupart des e-books sont disponibles en format pdf et vous pouvez lire les epub grâce à adobe digital edition. (Il y a surement d'autres moyens, je vous laisse chercher sur la toile). C'est donc sur le blog de Laura que j'ai découvert cette histoire. La critique qu'elle a rédigé m'avait donné envie, donc dès qu'elle m'a confirmé que je pourrai le lire, je me suis inscrite. Et j'ai fait partie des heureux tirés au sort !

Revenons donc à Hors Saison.

(crédit image : Hrvoje Go)

Imaginez un hôtel de charme en bord de mer. La cheminée, le cadre romantique, le bruit des vagues qui entre par la fenêtre ouverte sur la douceur d'un beau mois de septembre... Ca y est vous y êtes ? Et bien les Servein sont là également. Le couple vient d'arriver et prévoit de rester durant une durée indéterminée. Ils sont âgés et Laure, la réceptionniste qui se prend d'une affection discrète pour eux, comprend vite qu'Angèle est gravement malade. Jean est tranquille, souriant, aussi enthousiaste que sa femme est silencieuse. Il est prévenant et la couve sans cesse de ses yeux amoureux. Chaque jour ils se rendent à la plage, Jean poussant Angèle dans le fauteuil roulant qu'elle utilise pour les promenades. Dans l'hôtel, c'est sur son bras qu'elle se repose pour se déplacer.

Le récit est à la première personne, le narrateur alterne entre Jean et Laure. Deux regards, celui de Laure observant le couple de l'extérieur quand Jean ne voit qu'Angèle et leurs souvenirs. L'amour que les époux se portent ne peut qu'inspirer une immense tendresse. On se laisse happer par la douceur du récit, avec pourtant la crainte au ventre. Car on voit avec appréhension l'état d'Angèle décliner en même temps que l'été. J'ai pleuré en lisant Hors Saison. Beaucoup.  Pourtant ce qui me reste à l'esprit, c'est cet amour, cette douceur, cette tendresse. C'est l'amour qu'on rêve d'avoir : l'amour véritable, infini, qui ne regrette rien et est exempt de tout reproche.

Je remercie à nouveau Laura et l'éditeur numérique Storylab pour m'avoir fait découvrir ce magnifique récit. J'espère que vous aurez autant de plaisir que moi à le lire... (Mais prévoyez tout de même une boite de mouchoirs...)

Bonne lecture ! :)